Bonjour chère entrepreneuse !

Le sujet que je vais aborder aujourd’hui est un sujet qui nous touche toutes et qu’on doit dépasser à un moment ou à un autre….! Nous ne sommes d’ailleurs pas à l’abri de devoir affronter ce sujet plus tard d’ailleurs ! Alors, aujourd’hui, je te parle avec mon intuition et mon expérience sur le sujet !

« Mais, ça a déjà été fait, donc je laisse tomber »

Tu sais, si tu as déjà bossé en entreprise ou en agence, tu as peut-être déjà entendu cette phrase, celle qui nous bloque dans notre engouement, notre envie d’avancer et nos projets pro. Nous voilà donc pleine d’ambitions et BAM, on te lance cette petite phrase qui te coupe totalement l’herbe sous le pied. Cette phrase, je l’ai entendue bien trop souvent, et je pense que je ne suis pas la seule à avoir ce sentiment… Cette phrase, c’est la fameuse « On a toujours fait comme ça ». Ah, ça y est, le simple fait de l’évoquer devant mon micro me crée une boule d’angoisse. Toi aussi ?

Et bien, cette phrase qu’on entend bien trop souvent en entreprise, a son alter-égo côté entrepreneuriat…. Tu es prête à l’entendre ? Assis-toi, respire un bon coup, sirote une petite gorgée de thé (ou de vin, c’est toi qui voit)…

« Oui, mais ça a déjà été fait. »

Cette phrase…
Cette phrase, je l’ai entendue à maintes reprises, notamment quand je suivais des concours de pitchs pour les startups dans mon ancien métier. Et cette phrase, je l’ai moi-même dit plusieurs fois sur mes propres idées !

Quand ce syndrome stoppe tes envies d’entrepreneuriat

Est-ce que tu fais partie de celles qui ont déjà eu une superbe idée de business, et qui ont eu l’idée d’aller voir ce que Monsieur Google (ou Ecosia pour les plus écolos d’entre nous) pouvait bien dire dessus ? Évidemment. Moi aussi d’ailleurs.

Pendant des années, j’ai voulu : lancer ma boite, sans jamais me lancer.
Tour à tour, j’ai donc souhaité :

  • ouvrir un salon de thé avec des bijoux de créateurs,
  • être community manager pour les marques de déco,
  • devenir créatrice de bijoux minimalistes et graphiques,
  • créer une marque de vêtements pour enfants unisexes et évolutifs,
  • ouvrir une maison d’édition pour des livres enfants non-genrés,
  • être scénographe pour les marques de déco,
  • ouvrir une plateforme de membership pour que les femmes entrepreneures puissent partager entre elles et se former,
  • lancer une entreprise de podcasts de marque,
  • monter un concept de lunettes de soleil à partir de coquillages (ce n’est pas une blague… et figurez-vous que… ça existe !)
  • et bien sûr, accompagner les femmes entrepreneures dans la visibilité de leur business et leur confiance en elles.

Et bien, figure toi que, pour toutes ces idées, le petit diablotin que l’on connait trop bien s’est posé sur mon épaule et m’a dit:

« boarf, ça a déjà été fait, regarde sur Google ».

En très bon élève, je m’exécutais et découvrais effectivement que toutes mes idées avaient déjà été développées. Et je m’arrêtais là. Bêtement. En gardant bien cette idée de côté qui resurgissait régulièrement… Et dont je fermais la page systématiquement.

En y repensant récemment, alors qu’aujourd’hui, j’ai réussi à dépasser ce stade, je me suis dit que j’allais te confier mon raisonnement, que je m’impose à chaque fois que j’ai une nouvelle idée. J’espère que cela t’aidera à avancer !

 

Pour se défaire de ce syndrome

Ma première réflexion est la suivante : Oui, tout existe déjà.

Alors cette phrase qui est « je cherche une idée de business originale, qui n’existe pas, parce que si ça a déjà été fait, je ne percerai pas » n’a pas lieu d’être et je vais t’expliquer pourquoi.

Je te le disais à l’instant, tout existe déjà (ou presque. On attend toujours les voitures volantes). Pourquoi ? Parce que Michel & Augustin n’ont pas été les premiers à créer des biscuits. Parce que Tesla n’a pas été la première marque à vendre des voitures. Parce qu’Apple n’a pas été la 1ere marque à vendre des téléphones. Alors, tu vas peut-être me dire que ces exemples sont des exceptions. Et bien, pas tant que ça ! Voyons le sujet sur un aspect plus local ou moins imposant.

Si tu vis à Lille, est-ce que Chicon Pressé a été le premier restau à ouvrir dans le centre ville proposant une pause dejeuner ? Non.
Est-ce que la friperie de ta ville est la seule boutique de fripes qui existe et cartonne ?
Qu’en est-il de tes créateurs de bijoux préférés ? Est- ce que tu achètes un bracelet chez n’importe quel créateur pourvu que tu ais un bracelet ?
Est-ce que cette photographe que tu adores est la seule photographe sur le marché ?
Non, et non…
Et ça vaut d’ailleurs autant pour les créateurs de contenu ou les formateurs.

 

En fait, Chicon pressé par exemple, s’est démarqué, en proposant certes un restau où tu peux déjeuner le midi. Mais ce restau a plusieurs valeurs ajoutées dont une majeure : un concept zéro-déchet et au poids.
Tu feras appel à ta photographe préférée parce que tu aimes son style ou son univers.
Tu achètes un cookie de chez Michel & Augustin parce qu’au-delà du fait que leurs cookies sont délicieux, tu aimes leur humour.
Tu craques pour un bijou de chez ta créatrice préférée parce qu’elle ne fait pas, non pas des bracelets, mais des bracelets qui ont une spécificité, qui t’ont tapé dans l’œil.

Et c’est là toute la spécificité du sujet que l’on aborde aujourd’hui. Le concept qui te trotte en tête existe probablement déjà. Mais c’est à toi d’y mettre ta touch’, celle pour laquelle des gens choisiront d’acheter chez toi et pas ailleurs.

J’en parlais justement récemment avec une coach de vie, à qui je disais que j’avais choisi de venir la voir, elle et pas une autre, parce que j’aime sa personnalité, sa douceur et sa manière d’aborder les choses en toute bienveillance. Il y a pleins de coachs de vie, et pourtant je l’ai choisie elle, et pas une autre, parce qu’elle matche avec ce que j’aime et recherche chez une coach de vie.

Donc, pour résumer, ma 1ere réflexion est la suivante : ton idée existe déjà. Mais à toi de te démarquer, d’y ajouter ton supplément d’âme, celui qui te représente. Le fait de se démarquer, on en reparlera car c’est un sujet qui me tient à cœur et d’après mes échanges avec vous, ça l’est également !

 

Fais du tri dans les comptes que tu suis

La 2eme réflexion que je te conseille d’avoir si tu te retrouves confrontée à ce type de blocage, c’est de te désabonner de tous les comptes qui pourraient être polluants. On peut trouver quelqu’un qui exerce la même activité que soi, la suivre et la trouver inspirante. Mais si tu sens que ton ventre se noue ou que tu ressens une illégitimité totale en découvrant son travail, ne la suis pas, désabonne-toi, prend le large tout simplement.

Travaille sur ton univers de marque

Un autre élément à prendre en compte, c’est ta façon d’aborder les choses, ou de vendre par exemple. Personne n’aura la même approche, la même manière de communiquer ou de vendre. Tu as ta façon de parler, de t’exprimer, d’écrire, qui t’ai propre. J’en parlais il y a peu avec une créatrice de bijoux, Une Moustache Dans L’Atelier. Au-delà du fait que j’aime ses bijoux, elle a une approche très intéressante côté gestion de son compte Instagram. Ce dernier va nous présenter ses bijoux certes, mais aussi sa vie perso, son quotidien de maman, les coulisses de son atelier, etc. D’autres marques vont uniquement miser sur des photos ou vidéos de leurs bijoux. Concernant cette créatrice, de mon côté, je la trouve attachante et drôle, donc j’ai encore plus envie d’acheter ses bijoux. Mais il n’y a pas une manière idéale de communiquer sur Instagram pour une créatrice de bijoux ou tout autre métier. Et ça se saurait 😉

 

TES CLIENTS NE SUIVENT PAS FORCEMENT TOUS TES « CONCURRENTS »

Un autre élément qui m’a marqué sur la question du « je cherche la bonne idée, car mon idée a déjà été créée » est la suivante. En étant particulièrement intéressée par ta thématique, que tu sois photographe ou créatrice de contenus, community manager freelance ou décoratrice d’intérieure, tu vas forcément faire une veille, regarder ce que font tes concurrents (entre guillemets, car je n’aime pas parler de concurrence).

Tu vas donc passer quelques heures à fouiner sur Instagram et avoir l’impression que les autres ont déjà parlé de tel ou tel sujet. Mais je t’invite à te mettre à la place de l’utilisateur quelques secondes. Un client potentiel ne va pas avoir la même démarche que toi, il ne va pas passer des heures à veiller sur ta thématique et comparer les gens qui ont le même métier que toi. Donc prend du recul là-dessus, souffle, cela t’aidera aussi à travailler sur ta créativité, et à te faire davantage confiance.

 

TON CONCEPT EXISTE DÉJÀ ? TANT MIEUX !

Si ton idée de concept « existe déjà », c’est même une très bonne nouvelle. Cela veut dire qu’il y a des clients et des choses à développer, à améliorer ou à pousser toujours plus loin. Alors, si quelqu’un, un jour, te fait la remarque « mais ça a déjà été fait », répond lui juste « tant mieux ».

Mon mot de la fin ? Tu es Unique, et ton business aussi. Alors passe à l’action !

 

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